Amour … Toujours!

« … par tous ses enfants,
la sagesse de Dieu a été reconnue juste. »

Être enfant de Dieu, notre Père, est un choix que nous pouvons tous faire grâce à notre libre arbitre. Dieu, notre Père, cherche inlassablement l’ amour pour rassasier son Cœur, mais ne le trouve qu’en trop peu de personnes. Écouter cette parabole de Jésus rapportée par Maria Valtorta:

« Écoutez. Un père qui avait beaucoup d’enfants donna à chacun d’eux, devenus adultes, deux pièces de monnaie de grande valeur et il leur dit : 

« Je n’ai plus l’intention de travailler pour chacun de vous. Vous êtes maintenant en âge de gagner votre vie. Je donne donc à chacun la même quantité d’argent pour l’employer comme il vous plaît davantage et dans votre intérêt. Je resterai ici à attendre, disposé à vous conseiller, prêt aussi à vous aider si par suite d’un malheur involontaire vous perdez en tout ou en partie l’argent que je vous donne maintenant. Cependant rappelez-vous bien que je serai inexorable pour celui qui l’aura perdu par malice volontaire, et pour les paresseux qui le dépensent ou le laissent improductif par oisiveté ou par vice. À tous j’ai enseigné le Bien et le Mal. Vous ne pouvez donc pas dire que vous allez ignorants au-devant de la vie. J’ai donné à tous l’exemple d’une activité sage et juste et d’une vie honnête. Vous ne pouvez pas dire, par conséquent, que je vous ai corrompu l’esprit par mes mauvais exemples. J’ai fait mon devoir. Maintenant faites le vôtre, car vous n’êtes pas sots, ni non préparés, ni analphabètes. Allez »         

Et il les congédia, restant seul, à attendre, dans sa maison.         

Ses enfants se répandirent dans le monde. Ils avaient tous les mêmes choses : deux pièces de monnaie de grande valeur dont ils pouvaient librement disposer, et un plus grand trésor de santé, d’énergies, de connaissances et d’exemples paternels. Ils auraient donc dû réussir tous de la même façon. Mais qu’advint-il ? Parmi les enfants, certains usèrent bien de leurs ressources et se firent vite un grand et honnête trésor grâce à un travail infatigable et honnête et à une bonne conduite réglée sur les enseignements paternels ; d’autres firent d’abord honnêtement fortune, mais ensuite ils la dispersèrent dans l’oisiveté et la bonne chère ; d’autres firent fortune par l’usure et des commerces indignes ; d’autres ne firent rien à cause de leur inertie, de leur paresse, de leur indécision et ils arrivèrent à la fin de leurs monnaies de grande valeur sans avoir pu encore trouver une occupation quelconque.

Après quelque temps, le père de famille envoya des serviteurs, partout où il savait que se trouvaient ses enfants, et il dit aux serviteurs :      

« Vous direz à mes enfants de se réunir dans ma maison. Je veux qu’ils me rendent compte de ce qu’ils ont fait pendant ce temps et je veux me rendre compte par moi-même de leur situation ».    

Et les serviteurs allèrent rejoindre les enfants de leur maître. Ils portèrent le message et chacun d’eux revint avec l’enfant du maître qu’il avait rejoint.  

Le père de famille les accueillit très solennellement, en père, mais aussi en juge, et tous les parents de la famille étaient présents, et avec les parents, les amis, les connaissances, les serviteurs, les compatriotes et les gens des alentours. Une grande assemblée. Le père était sur son siège de chef de famille et autour, en demi-cercle, tous les parents, amis, connaissances, serviteurs, gens du village ou des alentours. En face, alignés, les enfants.       

Même sans qu’ils fussent interrogés, leur aspect différent manifestait la vérité. Ceux qui avaient été travailleurs, honnêtes, d’une conduite correcte et qui avaient fait saintement fortune, avaient l’air florissant, tranquille et à l’aise de ceux qui ont de larges moyens, une bonne santé et la conscience tranquille. Ils regardaient le père avec un sourire bon, reconnaissant, humble, mais en même, temps triomphant, éclairé par la joie d’avoir honoré le père et la famille, et d’avoir été de bons fils, de bons citoyens et de bons fidèles. Ceux qui avaient dissipé leurs ressources dans la paresse ou le vice étaient mortifiés, penauds, d’aspect minable et de tenue négligée, marqués par la bombance ou par la faim dont ils portaient l’empreinte sur toute leur personne. Ceux qui avaient fait fortune par des manœuvres délictueuses, avaient le visage dur, agressif, le regard cruel et troublé des fauves qui craignent le dompteur et s’apprêtent à réagir…Le père commença l’interrogatoire par ces derniers :

« Comment donc, vous qui aviez l’air si tranquille quand vous êtes partis, paraissez-vous être maintenant des fauves prêts à déchirer ? D’où vous vient cet aspect ? »

« C’est la vie qui nous l’a donné, et ta dureté de nous envoyer hors de la maison. C’est toi qui nous as mis au contact du monde ».

« C’est bien. Et qu’avez-vous fait dans le monde ? »

« Ce que nous pouvions pour obéir à ton ordre de gagner notre vie avec le rien que tu nous as donné ».

« C’est bien. Mettez-vous dans ce coin… Et maintenant à vous, maigres, malades et mal vêtus. Qu’avez-vous fait pour vous réduire ainsi ? Vous étiez pourtant sains et bien vêtus quand vous êtes partis ? »

« En dix ans les habits s’usent… » objectèrent les paresseux.

« Il n’y a donc plus de toile dans le monde qui serve pour les vêtements d’hommes ? »

« Oui… Mais il faut de l’argent pour en acheter… »

« Vous en aviez ».

« En dix ans… il était plus que fini. Tout ce qui commence a une fin ».

« Oui, si vous en prenez sans en mettre. Mais pourquoi en avez-vous seulement pris ? Si vous aviez travaillé, vous auriez pu en mettre et en enlever sans fin et même augmenter vos réserves. Vous avez peut-être été malades ? »

« Non, père. »

« Et alors ? »

« Nous nous sentions perdus… Nous ne savions que faire, ce qui convenait… Nous craignions de mal faire et pour ne pas mal faire, nous ne faisions rien »

« Et n’aviez-vous pas votre père, à qui vous pouviez vous adresser pour demander conseil ? Ai-je jamais été peut-être un père exigeant, inabordable ? »

 »Oh ! non ! Mais nous rougissions de te dire : ‘Nous ne sommes pas capables de prendre des initiatives’. Tu as été toujours si actif… Nous nous sommes cachés par honte ».

« C’est bien. Allez au milieu de la pièce. À vous ! Et vous que me dites-vous ? Vous qui semblez avoir souffert de la faim et de la maladie ? Peut-être l’excès de travail vous a rendus malades ? Soyez sincères et je ne vous gronderai pas ».     

Certains de ceux qui étaient interpellés se jetèrent à genoux en se battant la poitrine et en disant :     

« Pardonne-nous, ô père ! Déjà Dieu nous a châtiés et nous le méritons. Mais toi, qui es notre père, pardonne-nous!… Nous avons bien commencé, mais nous n’avons pas persévéré. Nous étant enrichis facilement, nous disions : ‘Bon ! Jouissons un peu comme le suggèrent les amis et puis nous retournerons au travail et nous fermerons les brèches’. Et, en vérité, nous voulions faire ainsi : revenir aux deux pièces et puis les faire fructifier de nouveau comme par jeu. Et par deux fois (disent deux d’entre eux), par trois fois (dit un autre) nous avons réussi. Mais ensuite la chance nous a abandonnés et nous avons perdu tout notre argent ».        

« Mais pourquoi ne vous êtes-vous pas repris après la première fois ? ». 

« Parce que le pain épicé par le vice corrompt le palais, et on ne peut plus s’en passer… » 

« Il y avait votre père… »   

« C’est vrai. Et nous soupirions vers toi avec regret et nostalgie. Mais nous t’avions offensé… Nous supplions le Ciel de t’inspirer de nous appeler pour recevoir tes reproches et ton pardon; nous le demandions et nous le demandons plutôt que les richesses dont nous ne voulons plus parce qu’elles nous ont dévoyés ».

« C’est bien. Mettez-vous aussi près de ceux d’auparavant, au milieu de la pièce. Et vous, malades et pauvres comme eux, mais qui vous taisez et ne montrez pas de douleur, que dites-vous ? »   

« Ce qu’ont dit les premiers. Que nous te haïssons parce que tu nous as ruinés par ton imprudente façon d’agir. Toi qui nous connaissais, tu ne devais pas nous lancer dans les tentations. Tu nous as haïs et nous te haïssons. Tu nous as tendu ce piège pour te débarrasser de nous. Sois maudit ».    

« C’est bien. Allez avec les premiers dans ce coin. Et maintenant à vous, mes fils, florissants, sereins, riches. Dites. Comment êtes- vous arrivés à cela ? » « En mettant en pratique tes enseignements, tes exemples, tes conseils, tes ordres, tout. En résistant aux tentations par amour pour toi, père béni qui nous as donné la vie et la sagesse ».

« C’est bien. Mettez-vous à ma droite et écoutez tous mon jugement et ma défense. J’ai donné à tous autant d’argent, de bons exemples et de sagesse. Mes enfants ont répondu de manières différentes. D’un père travailleur, honnête, de bonne conduite, sont sortis des fils qui lui ressemblent, puis des paresseux, des faibles succombant facilement à la tentation, et des cruels qui haïssent le père, les frères et le prochain sur lequel, je le sais même s’ils ne le disent pas, ils ont exercé l’usure et le crime. Et parmi les faibles et les paresseux, il y a ceux qui se sont repentis et les impénitents. Maintenant je juge. Les parfaits, déjà sont à ma droite, égaux à moi dans la gloire, comme dans les œuvres ; ceux qui se sont repentis seront de nouveau, comme des enfants qu’il faut encore instruire, soumis à l’épreuve jusqu’à ce qu’ils aient atteint le degré de capacité qui les rende de nouveau adultes ; les impénitents et les coupables qu’ils soient jetés hors de chez moi et poursuivis par la malédiction de celui qui n’est plus leur père, puisque leur haine pour moi anéantit entre nous les rapports de paternité et de filiation. Pourtant je rappelle à tous que chacun s’est fait son destin, car j’ai donné à tous les mêmes choses qui, en ceux qui les ont reçues, ont produit quatre destins différents, et je ne puis être accusé d’avoir voulu leur mal ».

La parabole est finie, ô vous qui l’avez entendue. Et maintenant je vous dis ce qu’elle représente.  

Le Père des Cieux est représenté par le père d’une nombreuse famille. Les deux pièces de monnaie données à tous les fils avant leur envoi dans le monde, ce sont le temps et la libre volonté que Dieu donne à tout homme pour qu’il en use comme il croit bon après avoir été instruit et formé par la Loi et les exemples des justes.  

Pour tous des dons égaux. Mais chaque homme en use comme il le veut. Il y en a qui thésaurisent le temps, leurs moyens, l’éducation, la richesse, les biens, tout, pour le bien et qui se gardent sains et saints, riches d’une richesse qu’ils ont multipliée. Il en est d’autres qui commencent bien et puis se lassent et perdent tout. Il en est qui ne font rien et prétendent que c’est aux autres d’agir. Il en est qui accusent le Père de leurs erreurs; qui se repentent, disposés à réparer, qui ne se repentent pas et qui accusent et maudissent comme si leur ruine avait été imposée par d’autres.Dieu donne aux justes une récompense immédiate, à ceux qui se sont repentis la miséricorde et le temps d’expier pour arriver à la récompense par leur repentir et leur expiation, et Il donne malédiction et châtiment à celui qui piétine l’amour avec l’impénitence qui suit le péché. À chacun Il donne ce qui lui appartient.

Ne dissipez donc pas les deux pièces de monnaie : le temps et le libre arbitre, mais usez-en avec justice pour être à la droite du Père, et si vous avez manqué, repentez-vous et ayez foi dans le Miséricordieux Amour.

Allez. La paix soit avec vous ! »

Méditons la Parole d’aujourd’hui:

LECTURES DE LA MESSE

PREMIÈRE LECTURE

« Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité » (1 Co 12, 31 – 13, 13)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
    recherchez avec ardeur les dons les plus grands.
Et maintenant, je vais vous indiquer le chemin par excellence.

    J’aurais beau parler toutes les langues
des hommes et des anges,
si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour,
je ne suis qu’un cuivre qui résonne,
une cymbale retentissante.
    J’aurais beau être prophète,
avoir toute la science des mystères
et toute la connaissance de Dieu,
j’aurais beau avoir toute la foi
jusqu’à transporter les montagnes,
s’il me manque l’amour,
je ne suis rien.
    J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés,
j’aurais beau me faire brûler vif,
s’il me manque l’amour,
cela ne me sert à rien.

    L’amour prend patience ;
l’amour rend service ;
l’amour ne jalouse pas ;
il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ;
    il ne fait rien d’inconvenant ;
il ne cherche pas son intérêt ;
il ne s’emporte pas ;
il n’entretient pas de rancune ;
    il ne se réjouit pas de ce qui est injuste,
mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ;
    il supporte tout, il fait confiance en tout,
il espère tout, il endure tout.
    L’amour ne passera jamais.

Les prophéties seront dépassées,
le don des langues cessera,
la connaissance actuelle sera dépassée.
    En effet, notre connaissance est partielle,
nos prophéties sont partielles.
    Quand viendra l’achèvement,
ce qui est partiel sera dépassé.
    Quand j’étais petit enfant,
je parlais comme un enfant,
je pensais comme un enfant,
je raisonnais comme un enfant.
Maintenant que je suis un homme,
j’ai dépassé ce qui était propre à l’enfant.

    Nous voyons actuellement de manière confuse,
comme dans un miroir ;
ce jour-là, nous verrons face à face.
Actuellement, ma connaissance est partielle ;
ce jour-là, je connaîtrai parfaitement,
comme j’ai été connu.
    Ce qui demeure aujourd’hui,
c’est la foi, l’espérance et la charité ;
mais la plus grande des trois,
c’est la charité.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 32 (33), 2-3, 4-5, 12.22)

R/ Heureux le peuple
que le Seigneur s’est choisi pour domaine.
 (cf. Ps 32, 12)

Rendez grâce au Seigneur sur la cithare,
jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.
Chantez-lui le cantique nouveau,
de tout votre art soutenez l’ovation.

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu’il fait.
Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.

Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,
heureuse la nation qu’il s’est choisie pour domaine !
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous
comme notre espoir est en toi !

ÉVANGILE

« Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous n’avez pas pleuré » (Lc 7, 31-35)

Alléluia. Alléluia. 
Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie ;
tu as les paroles de la vie éternelle.
Alléluia. (Jn 6, 63c.68c)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait à la foule :
    « À qui donc vais-je comparer les gens de cette génération ?
À qui ressemblent-ils ?
    Ils ressemblent à des gamins assis sur la place,
qui s’interpellent en disant :
“Nous avons joué de la flûte,
et vous n’avez pas dansé.
Nous avons chanté des lamentations,
et vous n’avez pas pleuré.”
    Jean le Baptiste est venu, en effet ;
il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin,
et vous dites : “C’est un possédé !”
    Le Fils de l’homme est venu ;
il mange et il boit,
et vous dites : “Voilà un glouton et un ivrogne,
un ami des publicains et des pécheurs.”
    Mais, par tous ses enfants,
la sagesse de Dieu a été reconnue juste. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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