Les pleurs de Jésus.

En ce temps-là,
lorsque Jésus fut près de Jérusalem,
voyant la ville, il pleura sur elle, …

Il semblerait que pleurer comme rire est le propre de l’homme. Pleurer nous libéreraient en fait de l’émotion positive ou négative devenue incontrôlable. En ce sens pleurer nous feraient toujours du bien et nous remettraient en connexion avec qui nous sommes. Et qui nous sommes, ce sont nos âmes, propre au genre humain, l’intime sacré de nous-mêmes. Les pleurs nous donnent donc la consolation suprême de nous retrouver nous-mêmes en vibration avec notre âme et les âmes qui nous entourent. Mais si nous sommes seul à pleurer, sans partage possible avec autrui, alors les pleurs peuvent être inconsolables. Car si le besoin d’être compris des autres est plus fort que de vouloir se comprendre soi-même, alors les pleurs sont l’expression de la perdition de l’âme. …

Et les pleurs de Jésus sur Jérusalem sont donc des pleurs de compassion pour Jérusalem qui a perdu son âme. L’âme de son roi David et de son fils Salomon qui en avaient fait la cité phare de ce monde. Perdre son âme est la réalité la plus effroyable en ce bas monde. Elle entraîne la ruine de ceux qui la perdent dans une absolue certitude. L’âme est le seul bien, le précieux de ce monde. …

C’est l’âme qui nous relie à Dieu, notre Père, à son Fils, Jésus, et à l’Esprit Saint, l’Amour! Si nous perdons ce lien nous nous coupons de Dieu. Nous sommes alors comme le sarment coupé du cep … bons à brûler! Et pour que notre âme vive en ce monde, il nous faut vouloir d’abord nous comprendre nous mêmes comme enfants de notre Père et en ressentir toute la Joie monter en nous jusqu’aux larmes! Larmes bienfaisantes qui nous portent la Paix…

Méditons la Parole d’aujourd’hui:

LECTURES DE LA MESSE

PREMIÈRE LECTURE

« Toi, l’Agneau, tu fus immolé, rachetant pour Dieu, par ton sang, des gens de toute nation » (Ap 5, 1-10)

Lecture de l’Apocalypse de saint Jean

Moi, Jean,
    j’ai vu,
dans la main droite de celui qui siège sur le Trône,
un livre en forme de rouleau,
écrit au-dedans et à l’extérieur,
scellé de sept sceaux.
    Puis j’ai vu un ange plein de force,
qui proclamait d’une voix puissante :
« Qui donc est digne d’ouvrir le Livre
et d’en briser les sceaux ? »
    Mais personne, au ciel, sur terre ou sous la terre,
ne pouvait ouvrir le Livre et regarder.
    Je pleurais beaucoup,
parce que personne n’avait été trouvé digne
d’ouvrir le Livre et de regarder.
    Mais l’un des Anciens me dit :
« Ne pleure pas.
Voilà qu’il a remporté la victoire,
le lion de la tribu de Juda,
le rejeton de David :
il ouvrira le Livre aux sept sceaux. »

    Et j’ai vu,
entre le Trône, les quatre Vivants et les Anciens,
un Agneau debout, comme égorgé ;
ses cornes étaient au nombre de sept,
ainsi que ses yeux, qui sont les sept esprits de Dieu
envoyés sur toute la terre.
    Il s’avança et prit le Livre
dans la main droite de celui qui siégeait sur le Trône.
    Quand l’Agneau eut pris le Livre,
les quatre Vivants et les vingt-quatre Anciens
se jetèrent à ses pieds.
Ils tenaient chacun une cithare
et des coupes d’or pleines de parfums
qui sont les prières des saints.

    Ils chantaient ce cantique nouveau :    
« Tu es digne, de prendre le Livre
et d’en ouvrir les sceaux,
car tu fus immolé,
rachetant pour Dieu, par ton sang,
des gens de toute tribu,
langue, peuple et nation.
    Pour notre Dieu, tu en as fait
un royaume et des prêtres :
ils régneront sur la terre. »

            – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 149, 1-2, 3-4, 5-6a.9b)

R/ Peuple de prêtres, peuple de rois,
chante ton Seigneur !
ou     Alléluia !
 (cf. Ap 5, 10)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
louez-le dans l’assemblée de ses fidèles !
En Israël, joie pour son créateur ;
dans Sion, allégresse pour son Roi !

Dansez à la louange de son nom,
jouez pour lui, tambourins et cithares !
Car le Seigneur aime son peuple,
il donne aux humbles l’éclat de la victoire.

Que les fidèles exultent, glorieux,
criant leur joie à l’heure du triomphe.
Qu’ils proclament les éloges de Dieu,
c’est la fierté de ses fidèles.

ÉVANGILE

« Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! » (Lc 19, 41-44)

Alléluia. Alléluia. 
Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur.
Alléluia. (cf. Ps 94, 8a.7d)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    lorsque Jésus fut près de Jérusalem,
voyant la ville, il pleura sur elle, en disant :
    « Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour
ce qui donne la paix !
Mais maintenant cela est resté caché à tes yeux.
    Oui, viendront pour toi des jours
où tes ennemis construiront des ouvrages de siège contre toi,
t’encercleront et te presseront de tous côtés ;
    ils t’anéantiront,
toi et tes enfants qui sont chez toi,
et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre,
parce que tu n’as pas reconnu
le moment où Dieu te visitait. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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